16.05.2012
Minuit à Paris
Minuit à Paris
Comédie réalisé en 2011 par Woody Allen
Un jeune couple d'Américains dont le mariage est prévu à l'automne se rend pour quelques jours à Paris. Balade sur les quais de Seine, visite "so romantic" à Giverny : la magie de la capitale française ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne. Un soir qu'il se promène seul dans les ruelles de la ville, il découvre un tout autre Paris, onirique et festif.
LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 12/05/2012
| Genre : Ombres chères...
Gil (Owen Wilson) aime Paris sous la pluie. Sa fiancée (Rachel McAdams), non. Ces deux-là n'ont rien en commun : on le devine vite, et ils le savent aussi, même s'ils se le cachent. Lui a du succès comme auteur de séries télé mais rêve d'écrire un roman. Un vrai. Elle est riche, comme ses abominables parents, fans du Tea Party, dont les membres sont, aux yeux de Gil, des « déments pervers »... Elle voudrait vivre à Malibu, lui, dans le Paris des années 1920, où se côtoyaient Hemingway et Picasso, Cole Porter et les Fitzgerald... Et comme Paris est une fête, un miracle, voici qu'au détour d'une rue, aux douze coups de minuit, une voiture d'un autre âge emporte Gil, à travers le temps, vers ses idoles et la femme de sa vie.
Tout est rapide, enjoué, aérien : on songe à la scène où une traductrice (Carla Bruni) lit à Gil des mots d'amour écrits, jadis, par la femme dont il s'apprête à tomber amoureux : marivaudage ambigu et doux, « sérénade à trois » à la Lubitsch... Paris vaut bien une messe : le temps d'une échappée dans ses rues, au son de Sidney Bechet, Woody s'est converti à l'euphorie. Profitons-en : ça ne durera pas... — Pierre Murat
Pierre Murat
21:07 Publié dans films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : minuit à paris, film, comédie, par woody allen
15.05.2012
Ce soir Une séparation
Une séparation
Drame réalisé en 2011 par Asghar Farhadi
Mardi 15 mai de 20:00 à 22:00 sur Canal+ Voir dans la grille
Rien ne va plus entre Nader et sa femme. Lorsque celle-ci le quitte, il engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari, un homme psychologiquement instable. La vie de la famille bascule quand la jeune femme perd son enfant. Le père accuse Nader de l'avoir molestée et d'être la cause de la fausse-cauche. Une bataille rangée s'engage entre les deux hommes. Ours d'or au Festival de Berlin 2011. Une Séparation : Bande-annonce française, Asghar Farhadi et Leila Hatami pour la sortie du film Une séparation, Ours d'or 2011 à Berlin
LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 12/05/2012
| Genre : Drame perçant.
C'est le cinquième film de l'Iranien Asghar Farhadi. Pourquoi a-t-il cumulé un si beau succès en France (un million d'entrées, record pour un film en provenance de Téhéran) et autant de récompenses (Ours d'or à Berlin, césar, oscar) ? D'abord parce que c'est un bon film. Sans doute aussi parce que, à la différence des cinéastes persans déjà répertoriés (Kiarostami, Makhmalbaf), le regard qu'il porte sur la société locale ne passe pas par l'allégorie, la fable à décrypter. Son sujet, c'est la nouvelle classe moyenne, dont les problèmes — concrets ou moraux — ne sont pas si éloignés des nôtres... Le film raconte le conflit entre deux couples : le premier, en instance de divorce, raisonnablement aisé, paraît « occidentalisé » ; le second, d'un milieu plus modeste, obéit rigoureusement aux lois religieuses.
Asghar Farhadi, qui vient du théâtre, a bâti un scénario d'une précision incroyable, une mécanique qui empoigne le spectateur, témoin des contradictions des uns, des possibles mensonges des autres, le maintient sans cesse en haleine. Tous ces personnages semblent prisonniers d'un système de pensée qui les pousse front contre front : à l'image d'un pays qui ne saurait pas réconcilier tradition et modernité ? Le plus émouvant dans cette histoire reste sans doute le regard des plus jeunes, spectatrices incrédules des conflits de leurs parents respectifs. Quel monde leur lègue-t-on ? — Aurélien Ferenczi
Aurélien Ferenczi
21:17 Publié dans films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : une séparation, film, drame réalisé, par asghar farhadi, ours d'or au festival de berlin 2011
14.05.2012
Le poison grec
Le poison grec
Le vendredi 11 mai 2012
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"La Grèce est considérée comme une nation peuplée d’enfants à qui il faut retirer des mains les clés de la voiture". Naomi Klein.
Suite aux élections en Grèce, la plupart de nos éditocrates ont dit leur angoisse devant la montée des extrêmes, faisant amalgame entre le parti néonazi "Aube Dorée" et (7%) et la coalition de gauche radicale Syriza (16,7%). Une façon de masquer l’effondrement des partis favorables au plan de rigueur imposé par la "Troïka".
Entretien avec Stathis Kouvelakis, enseignant chercheur en philosophie politique au King’s College (Londres).
Entretien de Daniel Mermet.
Programmation musicale :
Imam Baildi ft.Εισβολέας - Δεν θέλω πια να ξαναρθείς
Arno : "Putain putain"
Illustration : : © Dessin d’Alex paru dans La Liberté, Fribourg.

21:15 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le poison grec, chronique, daniel mermet, la bas.org, france inter








