27.01.2012

La crise de l'Euro, c'est la crise du modèle occidental

Thème de cet article : Crise de la zone euro : sortir de l’ambiguïté

 

Bonjour,

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En 89, le communisme s'est effondré, mais le capitalisme occidental n'était guère en meilleure forme et depuis, cela a été une fuite en avant, propulsée par les anglo-saxons qui règlent les déséquilibres de leur système par des "purges" financières qui peuvent être mortelles pour beaucoup comme lors de la crise de 29. Ils ont l'art, grâce à leur dollar roi, d'exporter leurs problèmes sur l'Europe qui, divisée, subit.

Je suis d'accord avec ce jeune financier qui annonce la fin du système. Je crois que la mondialisation entamé au XVe/XVIe au moment des grandes découvertes est achevée, qu'un nouveau monde va voir le jour évidemment avec des soubresauts terribles.

Le modèle occidental n'est pas exportable, économiquement et écologiquement, que ce n'est pas une catastrophe si on s'attèle à la tâche et qu'on est assez lucide se préparer à vivre autrement. C'est à dire que l'on va devoir prendre en compte un certain nombre de facteurs. Par exemple les déchets: les poubelles taxées au poids (ce qui pratiquement déjà dans certains pays d'Europe), les éco-taxes sur des produits polluants comme les sacs et objets plastiques, ou les "consignes " ou éco-taxes récupérables sur les objets apportés dans un lieu précis où recycler etc...

Guide de marché pour les projets carbone

Citation source Criad   : « Les marchés du carbone sont en pleine expansion aujourd’hui – mais ces marchés recouvrent des réalités différentes parfois difficiles à déchiffrer. Les projets forestiers, et notamment les projets de boisement et de reboisement permettent de lutter contre les changements climatiques en absorbant des quantités de gaz carbonique pour les stocker dans leur biomasse au travers du processus de photosynthèse. Par ce fait, ces projets sont éligibles au Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) du protocole de Kyoto – et peuvent générer des crédits carbone échangeables sur les marchés du carbone. Des projets peuvent également être mis en oeuvre et vendre des crédits carbone sur les marchés réglementés hors Kyoto et sur les marchés volontaires »

Des escrocs investissent le marché du carbone - LeMonde.fr : « Londres, correspondant - Le marché européen du gaz carbonique connaît une sérieuse déconvenue : une fraude vient d'être démantelée en Angleterre par la douane britannique (HMRC), collaborant à travers Europol avec les services douaniers de France et des Pays-Bas. Neuf personnes ont été arrêtées, mercredi 19 août à Londres, suspectées d'avoir détourné 38 millions de livres (44 millions d'euros) en fraudant sur la TVA. "Je ne suis pas sûr que ce soit la fin de l'histoire", dit un opérateur sur la place de Paris ». « La concentration des arrestations dans l'ouest de Londres et dans le Kent, zones prospères où vivent de nombreux traders, ainsi que leur mise en liberté provisoire en échange d'une lourde caution attestent que les suspects sont de bons connaisseurs de ce marché ». « La fraude s'est opérée sur le marché européen des émissions de gaz carbonique (ETS, Emissions Trading Scheme »

Nous ne pouvons nous reposer sur l’idée keynésienne de réglementation du carbone. Le système ne peut se réguler, il doit être changé. Toute volonté de réguler le système mènera a une impasse, car le système essayera de «  filouter » de détourner ces normes afin de continuer a maximiser ses profits, tout en évitant de le remettre en question.

On est inventif : ces désordres peuvent donner l'occasion de créer de nouvelles activités économique, sociale et politique pour la jeune génération, d'inventer de nouveaux produits à partir de matériaux recyclés, des idées de mobilisations et d’économie sociale.

Par ailleurs internet est une découverte majeure qui va aider à transformer notre univers dans les aspects du quotidien.

Qu'en pensez-vous ? Bonne journée,

En savoir plus : article mis en ligne sur blog : ici  (La précarité a une histoire - www.la-bas.org - -bas si j'y suis) voir l'émission du Mercredi 18 Janvier ›, D'une crise à l'autre, le chômage 1880-1940 ,

31 mars 2012 : Début du compte à rebours de la faillite ? France en faillite, élection 2012, crise financière de 2008, la dette, environnement, néolibéralisme, activistes,

25.01.2012

Festival des bobines sociales du 23 au 29 janvier

 Bobines Sociales - Accueil
 
Le festival des bobines sociales a commencé
 
Présentation :
Au départ nous étions une poignée, puis d'autres nous ont rejoints en cours de route. L'idée d'un festival du film social a fait son chemin depuis le milieu de l'année 2003, un cinéma permanent et vivant qui montrerait des films connus ou pas, abordant la question du travail vue du côté de ceux qui le vivent, le subissent, en vivent et qui rassemblerait des cinéastes, réalisateurs, acteurs de milieux associatifs ou tout simplement curieux.

L'association Pavé et Manivelle était née et a dès le début concentré ses efforts dans l'organisation de sa première manifestation, le festival Bobines Sociales qui s'est déroulé les 23, 24 et 25 Janvier 2004 au studio de l'ermitage dans le 20ème arrondissement de Paris.

Aujourd'hui les membres de Pavé et Manivelle pensent déjà à de futures manifestations, projections dans des bourses du travail, des foyers, et bien sûr le prochain festival du cinéma social, nouvelle page presque blanche qu'il nous reste à écrire, avec vous si vous le souhaitez.

Venez apporter vos idées, votre collaboration, vos réalisations, vos envies... bref, venez participer avec nous à la suite de l'aventure en écrivant à bobinesociales(at)no-log.org

 

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Pour télécharger le programme, cliquer ici
Edition 2012 :
 

Soirées Hors les murs
Pour imprimer le programme, cliquer sur l'icône en haut à droite.
Pour le télécharger,
cliquer ici .

 
Mercredi 25 janvier - 20h_______________________________
Café-restaurant Le Lieu-Dit
6 rue Sorbier, 75020 Paris

Squat, la ville est à nous 

Soutenir un cinéma indépendant qui a du sens, c'est ici  
Un film documentaire de Cristophe Coello
2011 - France - 94 minutes - C-P Productions
Squat est une réponse pacifique, mais non moins déterminée, pour se ré-approprier les logements vides et, par là-même l'espace public. Des lieux qui ont été complètement spoliés par la brutalité des marchés financiers et la spéculation immobilière, avec la complicité des pouvoirs publics. Un joyeux groupe que l'on prend plaisir à suivre grâce à la caméra de Christophe Coello, qui les a accompagnés pendant huit années dans la ville de Barcelone. Un film documentaire de Stefano Savona, Alessia Porto, Ester Sparatore
2011 - France, Italie - 128 minutes - Picofilms, Pénélope Bortoluzzi, Stefano Savona
À Palerme, 18 familles sans-abri occupent la salle du conseil municipal située
dans le palais des anciens vice-rois de Sicile. Ce décor, siège du pouvoir local, est vidé de ses habituels politiciens. Pour chacun des acteurs de cette lutte il devient un lieu de découverte de l'exercice de la démocratie

Rencontre avecPénélope Bortoluzzi (productrice) ou Stefano Savona (réalisateur) et le DAL (association Droit au logement

Connaître les dates de projections, c'est par là> www.lelieudit.com

Les articles ( le monde : Squat, la ville est à nous !" : les premiers 'indignés' - LeMonde.fr
 
Jeudi 26 janvier - 20h_________________________________
Centre d'animation de la Place des Fêtes
2 rue des Lilas 75019
Palazzo delle Aquile



 
Cassandre
Fakir
Basta

Voir et Agir
Le Lieu dit
.

24.01.2012

Le lexique du nouvel ordre économique

Le lexique du nouvel ordre économique ( entretien)

 

Dernière info en date de cette crise institutionnalisée : Le triple A, les trois andouilles et les 500 milliards de Sarkozy » Plume de presse /, Grèce : difficiles négociations pour éviter la faillite  

Les marchés pas affectés par les nouvelles dégradations en zone euro : Madrid, dont la note financière avait été dégradée avec celle de huit autres pays de la zone euro dès vendredi par tandard and Poor's, a annoncé avoir levé 4,88 milliards d'euros en bons du Trésor à 12 et 18 mois. Mais surtout elle a enregistré une demande très importante, de 16,7 milliards d'euros, et a pu emprunter à des taux divisés par deux par rapport à décembre

Citation dans le blog  citoyenactif Chronique éco du lundi du 26 – 12-2011 « La crise de l'euro et des dettes souveraines marque la fin d'un monde. Ou plutôt l'émergence d'un nouvel ordre mondial à deux vitesses. D'un côté les pays émergents  qui vont continuer de tirer les trois quarts de la croissance mondiale même si celle-ci ralentit et de l'autre les pays développés en panne de croissance. Celle-ci sera molle aux États-Unis en 2012 et négative durant une bonne de l'année dans la zone euro, sans aucune perspective de retour à une forte croissance au-delà " C'est surtout un monde a deux vitesse ( ceux qui ont des sacs pour ramasser l'argent et les autres »

la gigantesque opération de refinancement à trois ans des banques de 489 milliards d'euros lancée hier par la Banque Centrale Européenne, ne feront que retarder et sur le MT aggraver les conséquences de la crise de la dette et économie institutionnalisée. Encore faut il que cet argent servent a être réinjecter dans l’économie et non a servir de refinancement gratis du secteur bancaire »

Les sommets se suivent et malheureusement se ressemblent : ces sommets sont logiquement inefficace « Le sommet européen du 9 décembre n'a eu qu'un impact positif très passager sur la confiance des investisseurs qui redoutent une récession dans la zone et qui continuent de bouder la classe actions. Durant la semaine au 14 décembre, les fonds d'actions ont ainsi subi une décollecte nette de 9,5 milliards de dollars, selon les données communiquées par EPFR Global » , montre l’obstination du dogmatisme libérale et europhile et des traités ( « Mais qu'il a été long le chemin pour en arriver là ! Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans http://www.lepoint.fr/economie/sarkozy-une-annee-de-somme... avec les mêmes fausses réactions du Marché, les mêmes conséquences sur les peuples

 

Grande échelle D'abord, plusieurs grands pays vont devoir faire appel aux marchés pour se refinancer à grande échelle. On estime les besoins à quelque 350 milliards d'euros au premier trimestre. À quel taux ? Impossible à dire. On surveillera aussi l'état des crédits interbancaires alors que les banques rechignent à prêter de l'argent, à leurs clients, entre elles, aux États. Consciente du risque que la machine se grippe, la Banque centrale européenne vient de prêter 489 milliards d'euros aux banques, à un taux d'à peine 1 % sur trois ans. De quoi injecter beaucoup d'huile dans les rouages. Ou mettre beaucoup de biafine sur une jambe de bois

 

Source Capital :

Restructuration de la dette grecque, lancement d’un Fonds européen de stabilité financière, création de «bad banks» ou d’«euro-obligations»: jamais la crise et les solutions avancées pour la résoudre n’auront été aussi complexes. Cet abécédaire devrait vous permettre d’y voir plus clair.

 

 

Agences de notation
Le rôle de ces sociétés privées est d’évaluer la solvabilité des Etats, collectivités ou entreprises emprunteurs, et la solidité des produits financiers. Un pays noté AAA est jugé sérieux et peut trouver des liquidités à des taux très bas sur les marchés. A l’inverse, un émetteur estampillé D est en défaut. Le problème, c’est que les trois grandes agences (Fitch Ratings, Moody’s, Standard & Poor’s) sont parfois à côté de la plaque. «Après avoir été trop généreuses avec les subprimes, elles se montrent aujourd’hui trop sévères pour les Etats européens, qu’elles dégradent au moindre problème», résume l’économiste Paul Jorion.

Bad banks
Egalement appelées «structures de défaisance», ces entités sont créées pour reprendre à leur compte les créances douteuses d’une banque en difficulté. Leur mission
: revendre ces actifs le plus vite possible, tandis que l’établissement mère, libéré de ses titres pourris, peut tenter de relever la tête. C’est l’option qui avait été choisie en 1993 lors de la quasi-faillite du Crédit lyonnais, dont le bilan était bourré de créances obscures. En 2008, l’Allemagne, l’Irlande et les Etats-Unis ont à leur tour mis en place des bad banks pour nettoyer les comptes de leurs grandes banques. Aujourd’hui, l’Etat belge s’apprête à en créer une pour sauver ce qu’il reste de Dexia.

Banques centrales
Ce ne sont pas des banques comme les autres. Publiques, mais indépendantes du pouvoir politique, ces institutions sont chargées par un Etat ou un groupe d’Etats partageant la même monnaie de gérer la quantité d’argent en circulation (elles peuvent imprimer de nouveaux billets), de veiller à la stabilité des prix et d’assurer le bon fonctionnement du système bancaire. Leurs principaux outils sont les taux d’intérêt directeurs, qui servent de référence aux taux pratiqués par les banques commerciales pour les prêts aux ménages et aux entreprises. En temps normal, lorsqu’une Banque centrale abaisse ses taux, le volume des crédits accordés augmente et l’activité s’emballe, au risque de faire grimper les prix. A l’inverse, lorsqu’elle remonte ses taux, l’inflation baisse, et la croissance avec. Elles procèdent aussi à des injections de liquidités régulières. Mais en cas de crise, ces outils fonctionnent mal
: elles ont alors ¬recours à des méthodes telles que le quantitative easing.

Credit crunch
C’est le phénomène le plus redouté par les autorités monétaires. Il se produit généralement à l’occasion d’une crise financière. L’offre de prêts sur le marché interbancaire, mais aussi aux particuliers et aux entreprises, s’assèche alors brutalement. Au risque, si ce blocage perdure, de pénaliser dur ablement la consommation, l’investissement, et donc la croissance. C’est ce qui s’est passé en 2008, lorsque les établissements financiers, pris de panique après la chute de Lehman Brothers, ont coupé le robinet du crédit. Pour éviter la catastrophe, les Banques centrales ont dû prendre le relais en prêtant directement de l’argent aux banques. Aujourd’hui, tout le monde redoute que la crise de la zone euro ne provoque un nouveau credit crunch.

 

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Dark pools
Nées aux Etats-Unis, ces «chambres noires» sont arrivées en Europe en 2005, après qu’une directive de Bruxelles a autorisé leur création. Au départ, l’idée était de permettre aux grands investisseurs de se prémunir contre les attaques des spéculateurs, puisque leur identité n’est pas dévoilée sur ces Bourses obscures. Mais les dark pools ont rapidement attiré des intervenants moins scrupuleux, comme les hedge funds. Et les banques elles-mêmes, qui ne se sont pas privées pour créer les leurs. Aujourd’hui, 12% des actions s’y échangent aux Etats-Unis, et 7% en Europe, si bien que les régulateurs commencent à s’inquiéter. «Comme les opérations ne sont pas répertoriées, elles rendent les manipulations de cours très faciles», dénonce ainsi l’économiste Michel Castel. Bruxelles a promis de faire quelque chose pour réduire leur influence.

Défaut de paiement
Un pays se retrouve dans cette situation lorsqu’il est incapable de rembourser ses titres d’emprunt arrivant à échéance, ni même de payer les seuls intérêts de sa dette. C’est ce qui est arrivé au Pérou en 1997, à la Russie en 1998, à l’Argentine en 2001. Aujourd’hui, c’est au tour de la Grèce. En dépit des prêts massifs de l’Union européenne, du FMI et des coupes budgétaires drastiques menées par le gouvernement, Athènes ne sera en effet pas capable de rembourser plus de la moitié de ce qu’elle doit à ses créanciers, les banques européennes. Sa dette est en cours de restructuration.

Euro-obligations
Depuis que la crise a éclaté, les banques réclament des taux d’intérêt de plus en plus élevés aux Etats en difficulté. Ceux que la Grèce doit payer dépassent 22%
: bien trop pour que les finances du pays restent sous contrôle. Voilà pourquoi certains experts proposent que l’Europe emprunte à la place des Etats, en émettant des euro-obligations. Chapeautée par l’Allemagne, en qui tous les investisseurs ont confiance, l’Union pourrait se financer sur les marchés à des taux de 3% ¬environ, ce qui soulagerait les pays du Sud. Mais, pour l’instant, Berlin ne veut pas en entendre parler.

Excédent primaire
Un pays enregistre un excédent primaire lorsque ses recettes sont supérieures à ses dépenses avant le paiement des intérêts de sa dette. Dans le cas contraire, son budget enregistre un déficit primaire
: ses recettes ne suffisent pas à payer toutes les dépenses, avant même les intérêts. L’Etat doit donc s’endetter encore pour payer la note. Si l’Italie et l’Allemagne -affichent aujourd’hui un large excédent primaire, la France, elle, n’y est pas ¬parvenue depuis des années…

Fonds propres des banques
Ils sont essentiellement constitués par le capital apporté par les actionnaires et par les réserves générées par les bénéfices. Plus ils sont élevés, moins l’établissement aura de difficulté à encaisser des pertes en cas en crise. Au niveau international, les nouveaux ratios de Bâle imposent un montant de fonds propres équivalent à 7% au moins des crédits distribués – une règle que les banques européennes respectent déjà. Craignant que ce ne soit insuffisant pour éviter de nouveaux problèmes dans la zone euro, les dirigeants européens leur ont imposé en octobre dernier de faire passer ce ratio à 9% d’ici juin
2012.

FESF
Créé en 2010, le Fonds européen de stabilité financière est l’un des instruments de lutte contre la crise de la zone euro. Il peut en effet prêter de l’argent aux Etats membres en difficulté à des taux inférieurs à ceux des marchés. Il a déjà versé 17,7
milliards d’euros à l’Irlande et au Portugal. Au total, le FESF peut lui-même emprunter jusqu’à 1000 milliards d’euros, avec la garantie des Etats membres. Au cas où cela ne suffirait pas, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont autorisé la création d’un fonds spécial, qui pourra récolter de l’argent auprès des pays émergents, notamment la Chine. Il alimentera le FESF en cas de besoin.

Hedge funds
Ces fonds spéculatifs, qui brassent près de 1
500 milliards d’euros, récoltent l’argent de riches particuliers pour l’investir dans les placements les plus juteux possibles. Pour maximiser encore la mise, ils ont en général recours à des effets de levier massifs. S’ils ne sont pas responsables de la crise, ils l’ont néanmoins aggravée: leurs attaques spéculatives accélèrent en effet les effondrements boursiers des entreprises qu’ils prennent pour cible et contribuent à propager la panique d’un marché à l’autre.

Hors bilan
Les banques sont autorisées à sortir, à petites doses, certains actifs jugés «atypiques» de leur bilan, comme les produits dérivés, et à les stocker dans ce qu’on appelle des sociétés ou véhicules hors bilan. Cela leur permet d’échapper aux contraintes de réserves financières. Avant 2008, elles y planquaient tous leurs titres exotiques bourrés de subprimes et autres produits complexes douteux. Si bien que le hors bilan de nombreuses banques, Lehman Brothers en tête, est vite devenu plus gros que le bilan lui-même. Et a fini par leur exploser à la figure. Aujourd’hui, le hors bilan est mieux pris en compte dans les ratios de Bâle III. Mais les banques ne sont toujours pas obligées de déclarer la totalité de ce qu’elles y cachent…

Injection de liquidités
Les Banques centrales utilisent cette technique pour permettre au système financier de bien fonctionner. Lorsqu’elles «injectent» des liquidités, elles prêtent de l’argent aux établissements financiers, d’un jour à trois mois. En échange, ceux-ci leur paient des intérêts et leur confient en garantie des actifs sûrs (titres d’Etat…). Lorsqu’elles les remboursent à la Banque centrale, les liquidités sont détruites. En 2008, redoutant un blocage du marché interbancaire, la FED et la BCE, désormais dirigée par Mario Draghi, ont procédé à des injections de liquidités massives à des taux presque nuls.•

Krach
Il se caractérise par une chute violente et simultanée du cours des actions (plus de 20% en moins d’une semaine) sur plusieurs places boursières, en général consécutive à l’éclatement d’une bulle. Les krachs les plus graves peuvent déclencher une récession, à savoir la chute du PIB d’un pays pendant plus de trois trimestres. Ou pire, une dépression, qui se définit par une chute de plus de 10% du PIB durant au moins trois ans, avec une envolée du chômage. Celui de 1929 avait ainsi fait plonger le PIB des pays industrialisé de 25%.•

Produits dérivés
A l’origine, ils ont été créés pour permettre aux entreprises agricoles de se couvrir contre les risques de la variation des cours des matières premières. Mais les financiers les ont vite détournés pour en faire des instruments spéculatifs. Il en existe aujourd’hui des centaines, permettant de parier sur l’évolution du prix de n’importe quel produit (actions, pétrole…), ou de s’assurer contre n’importe quel événement. La plupart s’échangent hors de tout contrôle, si bien qu’ils commencent à déstabiliser le système financier. C’est le cas des «credit default swaps», ou CDS, ces contrats qui permettent de s’assurer contre le défaut d’un Etat. Et qui, détournés de leur fonction, sont utilisés par les hedge funds pour spéculer sur la chute de la zone euro.

Quantitative easing
Depuis la crise, les Banques centrales, surtout celle des Etats-Unis, ont beaucoup recours à cette technique dite «non conventionnelle». La Fed ne s’est en effet pas contentée d’abaisser ses taux directeurs. Pour tenter de relancer l’économie, elle a également racheté aux banques américaines pour plus de 600
milliards de dollars de bons du Trésor et toute une galerie de titres douteux, parfois bourrés de supbrimes. En échange, les banques ont reçu du cash. «Cela revient à faire tourner la planche à billets», résume Pascal Ordonneau, ex-¬banquier, auteur du «Dictionnaire désenchanté et décalé de la finance et de la banque» (Editions Jacques Flament). Le problème, c’est que personne ne sait vraiment quels risques court la Fed à garder ces actifs pourris dans son bilan, ni comment elle arrivera à s’en débarrasser. La Banque centrale européenne, elle, s’est heureusement montrée plus sage. Mais elle a tout de même eu recours à une forme de «QE» ces derniers mois, en rachetant des obligations italiennes, irlandaises et espagnoles sur les marchés.

Ratios de solvabilite et de liquidité (Bale III)
Edictées par le comité de Bâle, qui réunit les principaux régulateurs du G20, ces règles ont pour but de rendre l’activité des banques plus sûre. Le ratio de solvabilité, également appelé «tier one», leur impose ainsi de détenir un montant de fonds propres au moins équivalent à 7% de l’ensemble des crédits distribués, y compris une partie de ceux cachés dans le hors bilan. Plus les crédits sont jugés risqués par les régulateurs, plus ce ratio augmente. Jusqu’en 2010, il n’était que de 4% (Bâle II), et les banques l’avaient facilement détourné en sortant une partie de leurs crédits de leur bilan pour les transformer en titres et les revendre. Le comité de Bâle a également défini un nouveau ratio de liquidité, qui impose aux banques de détenir un stock d’actifs sans risque et facilement revendables suffisant pour tenir trente jours en cas de crise. «De quoi leur épargner le pire, mais pas éviter un nouveau krach comme celui de 2008», commente Pascal Ordonneau. D’autant que, si l’Europe s’est engagée à appliquer les règles de Bâle III d’ici 2019, les Etats-Unis et l’Asie, par contre, restent plutôt vagues sur le sujet.

Recapitalisation
Il s’agit d’une augmentation de capital, en général souscrite par les actionnaires, et occasionnellement par l’Etat. Le 27
octobre dernier, les dirigeants de la zone euro ont ainsi imposé aux banques du Vieux Continent une recapitalisation de 106milliards d’euros afin de les aider à mieux affronter la crise.

Restructuration
C’est l’étape qui suit généralement un défaut de paiement. Le gouvernement de l’Etat en difficulté négocie avec ses créanciers – les banques européennes dans le cas grec – et souvent avec d’autres partenaires –
les dirigeants de la zone euro et le FMI – un allègement ou un effacement de ses traites. En octobre dernier, Athènes a ainsi conclu un accord avec les banques européennes, selon lequel, s’il est accepté, elle ne remboursera que 50% des titres d’emprunt qu’elle leur doit. Grâce à quoi la dette du pays, aujourd’hui de 160% du PIB, devra redescendre à 120% d’ici à 2020. Pour les prêteurs, la perte s’élève à 20milliards d’euros. «Ils n’auront pas trop de mal à l’encaisser, car la plupart avaient déjà provisionné de tels montants, analyse l’économiste Norbert Gaillard, spécialiste de la finance et consultant à l’OCDE. Par contre, ils ne se relèveraient probablement pas d’un défaut de l’Italie, qui serait bien plus colossal.»

Spread, «Ecart», en anglais.
C’est ainsi qu’on qualifie les différences de taux d’intérêt payés par deux pays dont l’un, jugé plus sérieux, sert de référence. L’Allemagne, dont la dette est perçue comme la plus sûre d’Europe, payait ainsi un taux de 2,10% pour emprunter à 10 ans en octobre dernier, contre 3,25% pour la France, soit un spread de 115 points de base (1,25%). Quelques mois plus tôt, il était de 90 points seulement. C’est mauvais signe
: plus un Etat voit son spread avec l’Allemagne grimper, plus il peine à emprunter sur les marchés. Le spread Italie-Allemagne dépasse déjà les 300 points…

Titres d’Etat
Egalement appelés «emprunts d’Etat», «obligations souveraines» ou «bons du Trésor», ce sont les reconnaissances de dette des Etats. Leurs détenteurs, souvent des banques ou des assureurs, perçoivent un taux d’intérêt fixé en fonction de la notation des agences. Ils peuvent aussi revendre à tout moment leurs titres sur les marchés. Les bons du Trésor sont, en général, considérés comme des placements sûrs. Mais depuis la crise grecque, ce n’est plus tout à fait vrai…

Marie Charrel