01.08.2011
Les patrons orphelins de DSK
A gauche, le directeur général du FMI était le chouchou des milieux économiques. Les ténors du CAC 40 ne voient pas qui, au Parti socialiste, pourrait combler le vide créé par son «impeachment».
Texte paru sur le site de Capital.fr
« Stéphane Fouks se souviendra longtemps de ce samedi 14 mai. Ce jour-là, le président exécutif d’Euro RSCG n’a pas seulement assisté à l’arrestation de son ami Dominique. Il a aussi perdu un bon contrat, estimé à 1,1 million d’euros : celui que DSK lui avait obtenu en 2008 pour assurer la communication du FMI en Afrique et en Amérique du Sud. On imagine mal le prochain patron du Fonds le reconduire. Tuile collatérale : que faire désormais d’Anne Hommel, sa salariée qui œuvrait à temps plein pour Dominique Strauss-Kahn ?
Cela ne le consolera pas, mais Fouks n’est pas le seul patron à se retrouver orphelin de DSK. A l’approche des primaires, ce dernier avait réactivé son carnet d’adresses dans les milieux économiques, de loin le plus épais de tous les candidats socialistes. «C’est simple, il connaît tout le CAC 40», résume Olivier Ferrand, président du think-tank de gauche Terra Nova. Ce réseau était d’autant plus dense qu’il l’avait tissé de longue date. Henri Proglio, le P-DG d’EDF, a fait HEC avec lui. Denis Kessler, patron du réassureur Scor, fut son élève en 1976 lorsque le professeur Strauss-Kahn enseignait l’économie dans la même école. De ses passages au ministère de l’Industrie puis à Bercy, il a aussi conservé de solides relations avec ses anciens directeurs de cabinet Paul Hermelin, le patron de Capgemini, et François Villeroy de Galhau (BNP Paribas). Ou avec ses ex-conseillers, Matthieu Pigasse (Lazard, «Le Monde») et Stéphane Boujnah (Santander France). Ce dernier est le seul à témoigner publiquement son soutien. «Je ne peux pas imaginer qu’il ait commis les actes violents et graves qu’on lui reproche», explique-t-il à Capital.
Pour nourrir le programme économique de leur favori, ces patrons avaient l’habitude de dialoguer au sein de cercles de réflexion comme En temps réel ou la Fondation Jean Jaurès, dirigé par son ancienne plume Gilles Finchelstein. Certes, le retrait de l’ancien ministre n’a pas mis fin aux débats. «Nous continuons d’organiser des rencontres entre les candidats aux primaires et nos experts, dont un tiers viennent de l’entreprise», assure Olivier Ferrand. Mais de là à ce que les amis de Strauss-Kahn murmurent à l’oreille d’autres socialistes, même réputés idéologiquement proches, il y a un gouffre. «Mes liens avec Dominique étaient autant personnels que politiques, témoigne l’un d’eux. Je ne vais pas du jour au lendemain me rapprocher de Hollande ou de Valls.» Sollicités sur les liens qu’ils ont noués avec le monde patronal, ces derniers sont restés cois. Espérons que leur silence ne masque pas un grand vide.
Gilles Tanguy »
La famille de DSK au complet. Dans 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire « Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK. 10 mai 1981, triste anniversaire (source monde diplomatique) »
« Il y a deux manières d’aborder une revendication sociale. La première consiste à additionner les difficultés pour justifier qu’on y renonce. La seconde à considérer qu’il s’agit d’une exigence de justice et que, si l’on fait le compte des obstacles, c’est avec la volonté de les surmonter », écrivait François Mitterrand en 1980 (1). Sept ans plus tard, pourtant, au terme du premier mandat du président socialiste, M. Lionel Jospin sonnait le glas du volontarisme politique qui avait marqué les premiers mois du gouvernement de gauche — nationalisation des banques et des grands groupes industriels, retraite à 60 ans, cinquième semaine de congés payés, augmentation des minima sociaux. Il annonçait en effet : « La période des grandes réformes ne se renouvellera pas »
« En définitive, la question n’est pas tant de savoir, trente ans après, si les socialistes ont « échoué » ou s’ils ont « réussi ». Ils ont échoué sur le front de l’emploi et sur celui de l’égalité sociale ( voir post ) . Ils ont réussi sur ceux de l’inflation et des taux de profit. Le problème, c’est qu’on attendait d’eux qu’ils livrent la première bataille, pas qu’ils remportent la seconde ». de Serge Halimi Une vidéo explicative sur les similitude Raquel Garrido : "Gouverner face aux banques voir sa page facebook
00:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scandale, dsk, social démocratie









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