13.03.2012
Déchets, le cauchemar du nucléaire
Et ce qui devait arriver Areva : " 11 03 11 FUKUSHIMA"

Dans sa chronique sur France Inter, pour l'anniversaire de la catastrophe de Fukushima et du tsunami, Sophia Aram veut souffler la bougie posée sur le gâteau. Malheureusement la bougie ne semble pas vouloir s'éteindre (8h55 - 12 mars 2012).
Retrouvez tous les billets de Sophia Aram sur www.franceinter.fr
La curieuse disparition du "MOX" de l'accord Verts-PS - LeMonde.fr" : Le MOx est plus dangereux que l'uranium (fait à partir des déchets nucléaire, il est à base de plutonium (l'intérêt -pour eux- est de fabriquer du combustible nucléaire sans avoir besoin d'uranium naturel)
Areva est le quasi unique producteur de MOx (95%)
Le réacteur n°3 de la centrale de Fukushima "marche" au MOx. Ceci peut expliquer l'inquiétude actuelle au sujet de la piscine de refroidissement.... En effet, le MOx présente la particularité de devoir être refroidit, avant stockage, pendant la durée minimale de 50 ans sans compter que ce combustible entre en fusion beaucoup plus rapidement que l'uranium enrichi.
L'EPR de Flammanvile -France- dont le budget vient de passer de 3 à 6 milliards fonctionnera "au MOx
Ces installations sont censées aboutir à des réactions fonctionnant au Thorium ... si on a le temps ...Afficher la suite"
Déchets, le cauchemar du nucléaire (2009) - Documentaire - L'essentiel - Télérama.fr
Déchets, le cauchemar du nucléaire 1/5
Synopsis de Déchets, le cauchemar du nucléaire
Le réchauffement climatique place la question de la production d'énergie au coeur du débat. Dans ce contexte, l'énergie nucléaire est souvent mentionnée comme une solution d'avenir car maîtrisée et sans impact sur l'environnement. Qu'en est-il du traitement des déchets ? Les scientifiques n'ont pas encore trouvé de solution efficace. Les industriels se veulent rassurants alors que les politiques évitent le sujet. Les documentaristes Michèle Rivasi et Eric Guéret proposent de faire le point sur les méthodes de retraitement utilisées en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Russie. Des scientifiques indépendants en disent davantage. De hauts responsables mais aussi des opposants expriment leur avis sur le traitement des déchets radioactifs.
La critique TV de télérama du 10/03/2012
Voici une enquête qui allie profondeur historique, ampleur géographique et expertise scientifique. Le réalisateur Eric Guéret et la journaliste Laure Noualhat remontent le temps et la rivière Columbia pour trouver, à Hanford, au nord-ouest des Etats-Unis, « l'endroit le plus contaminé du monde occidental », où furent construites les premières bombes de l'ère nucléaire. Ils reviennent sur les lieux de l'explosion d'une cuve de déchets, en 1957, à Mayak, ville secrète d'Union soviétique...
Dernière étape à La Hague, où le documentaire radiographie le choix très français de retraiter les déchets. Après le silence obstiné des autorités russes et américaines, la courtoisie d'Areva passerait presque pour de la faconde. Jusqu'à ce que les auteurs dénichent un scoop : les déchets produits par nos réacteurs ne sont pas si bien « recyclés » que notre champion du nucléaire le prétend... Preuve à l'appui : des centaines de fûts trouvés en Russie. Enfin, le film prend le temps de questionner l'absence de débat sur l'option du retraitement, en interrogeant des femmes politiques (Michèle Rivasi, Corinne Lepage) et un expert indépendant (Michael Schneider). Au total, une indispensable investigation qui, en sus de ses découvertes glaçantes, invite à la réflexion.
Samuel Gontier
Le grand retour du nucléaire - 1 - ( documentaire )
Le grand retour du nucléaire - 2 - ( documentaire )
Le grand retour du nucléaire - 3 - ( documentaire
11 03 11 FUKUSHIMA
Chantier de la centrale de Kaminoseki
Photo Giv Anquetil
Si stoïques dans leur malheur, si dignes, si calmes. Les japonais ont fait l'admiration des médias du monde entier, il y a un an. Ces clichés paternalistes furent des dommages collatéraux. Malgré la toute puissance lénifiante de l'appareil économique, politique et médiatique, les japonais bougent et contestent. A 85% ils sont opposés au nucléaire. Sur 54 centrales, 52 sont à l'arrêt."Nous nous sommes réveillés,dit Atsuko,on a compris qu'on nous trompait trop depuis trop longtemps" Sommes nous pour autant au début de l'ère postnucléaire ? Les énergies renouvelables gagnent du terrain. La finance s'y intéresse. Quand l'orage vient les mouches changent d'âne.
Programmation musicale :
23rd Peter : "Tchernobyl Fukushima Anywhere"
Pascals : "Kin Ton Oon"
A voir
Enquête sur une supercatastrophe nucléaire
Il a fallu attendre plusieurs jours, après le 11 mars 2011, avant que les responsables japonais n'admettent qu'il y avait eu à Fukushima un accident nucléaire sans doute plus grave que celui de Tchernobyl. Puis les
autorités - l'exploitant Tepco, le gouvernement, les services de surveillance - n'ont cessé de minimiser l'ampleur de la catastrophe. Le documentaire tente de faire la lumière sur ce qui s'est passé dans les réacteurs 1 à 4 de la centrale. Il analyse aussi la gestion de crise du lobby nucléaire japonais et international et montre que celui-ci met tout en oeuvre pour préserver un marché mondial lucratif.
(Allemagne, 2012, 52mn)
NDR
Date de première diffusion: Mar., 6. mars 2012, 20h39
En savoir plus
a.. Thèmes:
b.. Documentaire,
c.. Société
Un an après Fukushima, les écrivains japonais s'insurgent
Le 8 mars 2012
Depuis le 11 mars 2011, les autorités ont imposé une chape de silence sur Fukushima. Or, le mal nucléaire menace toujours. Les écrivains que nous avons entendus à Tokyo lancent un cri d'alarme.
Un an après Fukushima, les écrivains japonais s'insurgent - Livres - Télérama.fr
Malika Benarab-Attou
"Depuis la catastrophe de Fukushima, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont confirmé la construction de nouveaux réacteurs, tandis que la Chine et l'Inde ont l'intention d'en mettre en chantier des dizaines... dans les prochaines années." Et Sarkozy qui cherche à vendre des centrales à tous les pays de la rive sud de la Méditerranée alors que nous sommes dans une zone sismique (jonction des plaque africaine et plaque européenne...) Développons les énergies vraiment propres et réduisons notre consommation ! Tristesse et hommage à toutes les victimes du nucléaire.Afficher la suite
A Fukushima, des prières et de la colère
libe.fr
22:30 Publié dans documentaires, nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : documentaire, enquête, déchets, le cauchemar du nucléaire, fukushima
27.02.2012
Fukushima, un an après
"Fukushima, un an après"
Conférence publique exceptionnelle, lundi 5 mars 2012
18h30-20h
Mairie du 2e arrondissement, Paris
8, rue de la Banque
75002 PARIS
En présence de :
Eva JOLY, candidate à l'élection présidentielle
Michèle RIVASI, députée européenne
Eisaku SATO, ancien gouverneur de la préfecture de Fukushima
Aileen MIOKO SMITH, membre du conseil de l'ONG Green Action
Masashi GOTO, Docteur en Ingénierie, Professeur des Universités, ancien concepteur de réacteurs Toshiba
Le 11 mars 2011, le nord-est du Japon a été dévasté par un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter. Le raz de marée qui a suivi a touché la centrale de Fukushima-Daiichi, provoquant la plus grave catastrophe nucléaire jamais connue depuis celle de Tchernobyl. Cette tragédie aura coûté la vie de plus de 20.000 personnes, et de nombreux malades en devenir.
A quelques jours de ce terrible anniversaire, Eva JOLY reçoit dans le cadre de sa campagne présidentielle une délégation venue spécialement du Japon. L'occasion, pour les citoyens français, de partager le souvenir de la tragédie avec eux, et pour la candidate, de rappeler que l'énergie nucléaire ne peut pas être envisagée, en France et dans le monde, comme une technologie fiable.

Les 58 réacteurs nucléaires français aussi fragiles que ceux de Fukushima
Greenpeace a commandité un rapport critique sur les évaluations complémentaires de sûreté, communément appelées “stress-tests”, des installations nucléaires françaises, demandées par le gouvernement à EDF et Areva et analysées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Cette contre-analyse menée par des experts indépendants démontre qu’en cas d’accident entraînant une fusion du cœur du réacteur aucun des 58 réacteurs nucléaires français en fonctionnement ne résisterait mieux que ceux de Fukushima : les risques de ruptures de confinement et de rejets radioactifs importants sont tout aussi réels qu’au Japon.
Sur la méthode d’analyse employée par les exploitants, les experts indépendants sont dubitatifs : les évaluations complémentaires de sûreté ont été faites de manière totalement théorique. Les rapports d’EDF ou d’Areva se basent uniquement sur la conception initiale des installations, c’est-à-dire que le vieillissement et l’usure des bâtiments et pièces ne sont pas pris en compte dans les analyses.
Autre point mis en avant par les scientifiques : l’absence de prise en compte des risques liés à certains facteurs extérieurs, notamment le facteur humain.
Enfin, et c’est sans doute le plus inquiétant, dans les documents fournis par EDF et Areva, il n’est jamais question de pistes pour essayer d’améliorer la sûreté des réacteurs nucléaires et ainsi de diminuer la probabilité d’un accident.
Contrairement aux industriels du nucléaire, les experts indépendants proposent dans leur rapport des recommandations.
Resumé rapport : Sûreté nucléaire en France post-Fukushima IEER – WISE
17:50 Publié dans conférences, nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.01.2012
Le nucléaire continue a faire parler de lui
La force de dissuasion est-elle vraiment intouchable ?
Le Point.fr - Publié le 24/12/2011 à 10:20 -
Le nucléaire militaire consomme plus de 15 % des crédits d'équipement des armées. Est-ce trop ? Revue de détail.
La dissuasion nucléaire et les moyens de la mettre en oeuvre seront-ils remis en cause par le prochain président de la République ? François Hollande vient de s'exprimer sur le sujet, pour dire qu'il ne changera rien. Et si Nicolas Sarkozy n'a encore rien dit, on ne l'imagine pas se prononcer dans un sens différent.

Qu'en est-il de leurs troupes ? Au Parti socialiste, certaines voix - qui n'engagent en rien le candidat - évoquent la suppression d'une des deux composantes de la dissuasion - aérienne et aéroportée -, tandis que les partisans de l'option Global Zero (désarmement nucléaire total), à l'instar de Michel Rocard ou de Paul Quilès, y demeurent très minoritaires. À l'UMP, un groupe de travail réuni autour de Serge Dassault, dont nous avions publié le 28 avril dernier un argumentaire interne datant du début de l'année 2011, pense quant à lui que la question est sur la table : "Étant donné le contexte post-crise économique et les difficultés budgétaires actuelles, il conviendrait raisonnablement de s'interroger sur une possible hiérarchisation des moyens entre les deux composantes et une rationalisation de l'emploi de leur format respectif."
Réserve financière
Certains officiers généraux influents ont vu dans ces lignes une menace sur la force océanique stratégique (Fost). Pour l'un d'eux : "L'UMP est marquée par un très fort focus aéronautique, très écouté à l'Élysée. J'anticipe un très vif combat entre les deux composantes. Qui perdra ?" L'après-présidentielle ne laisse pas d'inquiéter, et nombreux sont ceux qui anticipent une révision des budgets militaires à la baisse, quel que soit l'élu. Un autre cadre des armées ajoute : "Ceux qui ne rêvent pas le savent : avec 38 milliards d'euros dans la défense, on y est, il va falloir frapper... Et la perspective de voir les troupes françaises rentrer d'Afghanistan n'arrange rien : chaque fois que l'armée de terre revient dans ses casernes, le désamour avec la défense s'installe dans le pays. Que va-t-on faire de cette énorme armée de terre ? Pour autant, je ne suis pas le seul à penser qu'il faut y regarder à deux fois avant de toucher à la dissuasion. Que nous reste-t-il de fondamental ? Le nucléaire..."
Officiellement, les armées ne préparent aucunement une réduction de l'une ou l'autre des composantes de la dissuasion. Pas plus d'ailleurs qu'elles n'anticipaient en 1995 le passage à l'armée de métier, malgré tout effectif en février 1996... Dans les popotes, on entend pourtant que si la France renonçait à la présence permanente à la mer d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) sur les quatre qu'elle possède actuellement, elle permettrait à la politique de dissuasion de s'adapter sans problème à la situation internationale. Il serait alors possible, au gré de la montée des tensions internationales, de faire partir un sous-marin avec un préavis de quelques jours.
"La dissuasion, c'est permanent"
Sauf que le dogme l'interdit ! "La dissuasion, c'est permanent ou ça n'existe pas. C'est le concept, tous les pays du monde sont d'accord là-dessus", insiste un praticien très au fait de ce débat. Ce même expert militaire qui ne voit pas où serait l'intérêt financier de descendre le nombre de sous-marins de quatre à trois, "puisque celui qui coûte, c'est le premier ! Le coût du quatrième est marginal." Sauf qu'il induit la dimension de toute la "sous-marinade". Pour faire fonctionner quatre SNLE, il faut six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), ne serait-ce que pour former les équipages. En juin 2011, l'amiral Pierre-François Forissier, alors chef d'état-major de la marine, avait expliqué que le programme des six SNA actuellement prévus devrait se poursuivre dans son intégralité : "L'absence du sixième SNA remettrait en cause toute la dissuasion."
Quant à la composante aérienne, en arrivant aux affaires, Nicolas Sarkozy avait réduit d'un tiers les Forces aériennes stratégiques (Fas) sans que personne ou presque y trouve à redire. Il faut dire que la décision avait été largement préparée lors du précédent quinquennat. Aujourd'hui, la composante aérienne nucléaire compte, outre les Rafale embarqués sur le Charles de Gaulle, deux escadrons de force nucléaire appartenant à l'armée de l'air : l'un avec 18 Rafale basé à Saint-Dizier, l'autre avec 25 Mirage 2000 basé à Istres. Tous emportent le nouveau missile ASMP-A, dont la dotation est aujourd'hui terminée. Souples d'emploi et polyvalents, ces avions peuvent être employés dans des missions classiques. Nombre d'entre eux ont participé à la récente guerre contre la Libye. Il est prévu que dans l'avenir les Mirage 2000 soient remplacés par des Rafale, mais pas avant 2017 ou 2018 et à condition que la chaîne de Dassault n'ait pas à produire des appareils pour l'exportation. Mais la perspective de toucher à cette composante fait bondir les armées, qui voient en elle, tout comme dans la composante maritime, un outil intouchable. Jusqu'à ce que le président de la République, chef des armées, en décide éventuellement autrement..., cette prérogative n'appartenant qu'à lui.
Essais
Souvent négligée quand on évoque la dissuasion, la simulation des tirs nucléaires réalisée par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) est budgétivore. C'est même le premier poste du budget de la dissuasion en 2102, avec 647,7 millions d'euros. Là encore, le prochain quinquennat devrait être marqué par la fin des investissements les plus lourds. Alors que sa construction a été engagée en 2003, la mise en service du laser mégajoule, le principal outil de la simulation, n'est pas attendue avant 2014. Prix du bijou technologique permettant de simuler les explosions nucléaires, donc de maintenir la crédibilité de la posture stratégique française : trois milliards d'euros...
20:15 Publié dans nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enjeux, nucléaire civile et militaire, nicolas sarkozy, la force de dissuasion








